Preuve de formation à l'IA : ce qu'il faut mesurer et garder
Preuve de formation à l'IA : distinguer participation et connaissance, noter question par question et par compétence, et garder une trace utile pour l'article 4.
Information générale, pas un avis juridique. Cette page aide à organiser la trace d'un programme de formation. Elle ne dit pas ce qu'une autorité attendra de votre organisation : voyez-le avec votre juriste ou votre conseil.
Former ses équipes à l'IA est une chose ; pouvoir montrer ce qui a été fait, et ce que les personnes savent ensuite, en est une autre. Cette page explique ce qu'une trace de formation utile contient, et comment Maketools la produit.
Pourquoi garder une trace ?
L'article 4 de l'AI Act demande aux entreprises qui fournissent ou utilisent des systèmes d'IA de prendre des mesures pour développer la maîtrise de l'IA de leur personnel. La Commission européenne indique qu'aucun certificat n'est exigé et qu'une organisation peut tenir un registre interne des formations et des actions menées. Au-delà de l'article 4, une trace sert surtout à piloter : savoir qui a été formé, sur quoi, et où les équipes se trompent encore.
Participation et connaissance : deux mesures différentes
Beaucoup de programmes ne mesurent que la participation : inscrits, temps passé, modules terminés. C'est utile pour la couverture, mais cela ne dit pas ce que les personnes savent. Une trace de formation solide distingue :
| Mesure | Ce qu'elle dit | Ce qu'elle ne dit pas |
|---|---|---|
| Participation, complétion | Qui a suivi la formation, quand | Ce que la personne a retenu |
| Note d'un questionnaire | Ce que la personne sait reconnaître, question par question | Comment elle se comporte au quotidien |
| Score de jeu (vitesse, séries, vies) | L'habileté au jeu | La connaissance |
Le piège classique d'un jeu sérieux est de mélanger les deux dernières : un joueur rapide mais approximatif peut battre un joueur juste mais lent. Une note de formation ne devrait mesurer que la justesse.
Comment Maketools note un jeu
Chaque jeu du catalogue est un quiz déguisé : quelle que soit la mise en scène, le joueur avance en répondant à des questions écrites dans le contenu, chacune avec une seule réponse juste attendue et une compétence.
- La note est le questionnaire : la part des questions justes au premier essai, chaque question pouvant peser de 1 à 5. Une question restée sans réponse (chrono écoulé) compte fausse ; une partie quittée avant la fin n'a pas de note. Les essais suivants servent à apprendre, pas à la note.
- Elle est recalculée par le serveur à partir des réponses enregistrées et du tirage de la partie : un score annoncé par le navigateur est ignoré, et une partie dont les questions ne correspondent pas au tirage est refusée.
- Les points de jeu sont à part : vitesse, séries, vies ou altitude font des points affichés dans le jeu et au classement, jamais dans la note, le seuil de réussite ou le LMS.
- Cinq types de question, tous notés juste ou faux, sans crédit partiel : une réponse, plusieurs réponses, un ordre, des paires, une valeur dans une plage.
Ce que montrent les rapports
Le rapport de chaque jeu déployé donne la participation, la complétion, le score moyen, le taux de réussite et la part de réponses justes par compétence, avec un filtre par groupe. Pour un jeu au format quiz, il ajoute un tableau par question :
- la réussite au premier essai de chaque question ;
- le nombre de réponses (une question laissée au chrono compte fausse) ;
- les jokers et indices demandés ;
- les trois réponses fausses les plus choisies, qui montrent les idées reçues de vos équipes.
C'est le plus utile pour améliorer un programme : une question que presque tout le monde rate signale un réflexe à retravailler, ou une question mal écrite. Voir lire les statistiques.
Par défaut, les rapports sont pseudonymisés et un groupe de moins de 5 joueurs n'est jamais détaillé : ils suffisent à montrer la couverture d'un programme sans nommer les personnes. Le mode nominatif s'active si votre organisation en a besoin (voir la confidentialité des joueurs). Les rapports s'exportent en CSV et PDF.
Dans votre LMS ou votre LRS
Si votre trace de formation vit dans un LMS, un paquet SCORM 1.2 ou 2004 y écrit la note, le statut (« incomplet » dès l'ouverture, puis réussi ou échoué), une interaction par question et un objectif par compétence, toujours depuis les réponses notées par le serveur. Le connecteur xAPI envoie les mêmes informations à votre LRS. Voir l'intégration LMS.
Garder une trace comparable dans le temps
- Un fork publie des releases figées : les joueurs jouent toujours une version précise du contenu.
- Avant de publier une version qui change les questions d'un jeu diffusé dans un LMS, le studio vous prévient : les apprenants suivants auront d'autres questions.
- Le rapport par question range les questions par version majeure du jeu. Pendant une campagne, gardez les questions stables pour comparer les groupes entre eux.
Ce qu'un quiz ne prouve pas
Une note mesure ce qu'une personne sait reconnaître dans des situations proches de son travail, pas ce qu'elle fera seule devant un cas réel. Complétez-la par des règles claires (une charte courte), des échanges en équipe et, pour les rôles exposés, un accompagnement plus poussé. Maketools ne délivre pas de certificat et ne remplace pas votre analyse de conformité.
Par où commencer ?
Jouez une partie de Sommet IA ou d'IA ou pas IA ?, sans compte, puis regardez ce que le plan en 30 jours propose pour un premier programme.
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